LES DECHETS DE CHANTIER
Un chantier, c’est quoi ?
Définition Wikipedia :
"Un chantier est un espace sur lequel ont lieu des travaux de construction ou de démolition. Généralement fermé au public, il fait l'objet de mesures de sécurité telles que l'obligation de porter un casque.
Les chantiers importants nécessitent l'installation de zones de vie du chantier et la réalisation de pistes d'accès."


En résumé, un chantier n’existe et ne peut avancer que grâce à :

- L’apport / la transformation sur place de matériaux (ENTREES)
- Les évacuations des déchets.

Ce processus implique une logistique sans faille et une forte adaptabilité face aux nombreux aléas que rencontre un chantier (météo,…).


LES APPORTS EN MATERIAUX DE CONSTRUCTION


En France,
376 millions de tonnes de matériaux de construction
sont produits chaque année
.

Parmi ces matériaux, on trouve :



Granulats naturels produits par des carrières

Matériaux recyclés

Béton

Parpaing, brique, tuile, dalle de carrelage




LES DECHETS DE CHANTIER
En France, le secteur du BTP est le plus gros pourvoyeur de déchets avec 247 millions de tonnes/an
devant les déchets ménagers et les déchets industriels.

Tous les produits qui sortent d’un chantier ont un statut de déchet. Ils sont répartis en 3 catégories :


DÉCHETS INERTES (DI )


Il s’agit essentiellement des déchets minéraux, ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune autre réaction physique ou chimique, d’une manière susceptible d’entraîner une pollution de l’environnement ou de nuire à la santé humaine
(Arrêté du 31 décembre 2004)

- Non réutilisable : terre de déblais,…

- Réutilisable : Limon, Sablon, Cailloux, Béton, …

- Pour la construction du bâtiment (tuile, céramique,…)



DÉCHETS NON INERTES
OU DÉCHETS NON DANGEREUX (DND)

Ils comprennent les déchets de toute nature dès lors qu’ils ne sont ni inertes, ni dangereux :

- DIB : Déchets industriels non dangereux (plastique, bois, verre,…)

- Terres Polluées avec des seuils supérieurs aux critères d’acceptation en ISDI mais inférieurs aux critères d’acceptation en ISDD.

DÉCHETS DANGEREUX (DD)


Ils contiennent des substances dangereuses pour l’homme et pour l’environnement.

- Terres polluées avec critères d’acceptation supérieurs à ceux des ISDND

- Amiante,…





QUE FAIT-ON DES DÉCHETS ?



Chaque catégorie a des sites d’accueil imposés par la réglementation sauf si les matériaux peuvent être triés/recyclés/réutilisés.

Exemple de destination finale pour les déchets non inertes
(Appelé DND):
- Centre de tri (DIB,…) pour être recyclés au niveau des plastiques, du bois
- Centre d’incinération
- Centre d’enfouissement ou ISDND (installations de stockage de déchets non dangereux)




Le taux de recyclage est d’environ 63% aujourd’hui sur les DI et les DND en 2012.Les enjeux du Grenelle 2 sur lesquels l’état s’est engagé en termes de résultat imposent d’obtenir 70% en 2020. Ces pourcentages supplémentaires ne sont pas les plus simples à obtenir.




RECYCLER OU REVALORISER CES DÉCHETS = UN VÉRITABLE DÉFI.
Mais globalement en France, ce recyclage ne peut se faire qu’avec les conditions suivantes :

  • Cas d’une récupération du matériau sur une plateforme de recyclage : nécessité d’un maillage territorial suffisant des plateformes pour limiter les coûts de transports.
  • Cas de l’approvisionnement d’un chantier proche :
       Nécessité d’avoir accès à une base de données répertoriant les disponibilités matériaux à un instant « t » pour savoir qui est où et qui aura le matériau recherché
       Une localisation du chantier demandeur relativement proche du besoin de matériau.
  • Un prix attractif des matériaux recyclés.

Pour réutiliser/recycler des matériaux : il faut des chantiers en activité qui sortent des matériaux. Ces même chantiers sont généralement courts, les intervenants très nombreux = sur une carte, on imagine une multitude de points s’allumant ou s’éteignant chaque jour. Sauf que, cette carte-là n’existe pas.


Un des principaux atouts de BOURSOMAT est justement de rendre accessible ce type d’informations via l’existence de notre base de données et de notre carte chantiers.

La centralisation des infos permet de maximiser les opportunités et de diminuer les distances. Et au final, quand des échanges se créent et que des matériaux sont ré-utilisés, cela impacte favorablement :

  • La préservation de nos ressources : recycler, c’est utiliser moins de produits naturels de carrières ;
  • L’émission de pollution et le trafic routier : Moins de kilomètres parcourus pour approvisionner/sortir les matériaux d’un chantier.
Les solutions de proximités et la mise en réseau sont sources d’économies et de cycles vertueux. Plus nous mutualisons, plus nous pouvons créer des synergies et des opportunités qui rendront plus facile l’atteinte d’objectifs environnementaux.


FOCUS ILE DE FRANCE


1. Une région au déficit chronique en matériaux naturels

  • Consommation Ile de France : 38 millions de tonnes/an dont 33 millions de tonnes de granulats 2
  • Production Ile de France est de 19 millions de tonnes de granulats 2
Soit un déficit de 14 millions de tonnes par an.

Le réseau ferré et fluvial réalisent 45% de ces apports. Mais 8 millions de tonnes transitent par voie routière. Autrement dit, 1 000 camions non franciliens arrivent chaque jour pour alimenter les chantiers de construction de la région Ile de France.

La règlementation, du fait de cette activité BTP « matériauvore » prévoit et imposera à terme de mieux trier les déchets pour les réutiliser et diminuer cette pression francilienne sur la demande de matériaux.




2. Une production de déchets importante qui augmentera de façon substantielle avec le Grand Paris

En activité « normale », le secteur du B .T.P en Ile de France génère 32 millions de tonnes de déchets inertes par an dont 22.5 millions pour le seul secteur des T.P.
Le Grand Paris devrait générer à lui seul 60 millions de tonnes de déchets T.P entre 2015 et 2030 soit 4 millions de tonne supplémentaires/an si on lisse les volumes !

Trouver des exutoires est donc un véritable enjeu économique pour ce secteur et pour viabiliser le projet du Grand Paris.
Les exutoires peuvent être des ISDI ou du recyclage/réutilisation.
La région est devenue leader dans le recyclage du béton : production de 4 millions de tonnes en 2015 avec un objectif de 6,5 millions de tonnes en 2020.

C’est une parfaite illustration du concept d’économie circulaire. Et BOURSOMAT, en participant à l’élaboration du livre Blanc de Paris Métropole en septembre 2015, s’inscrit complètement dans cette démarche.

fermer